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Asthme et allergies respiratoires

Lundi 18 décembre 2006
Ce dossier a été réalisé en collaboration avec :
Alain Grimfeld, Hôpital Trousseau, Paris,
Francisque Leynadier, Hôpital Tenon, Paris.



Texte rédigé par Etienne Rica
 
C'est la grande découverte de ces dernières années, l'asthme est très souvent d'origine allergique (trois fois sur quatre chez l'enfant), ce qui a des conséquences sur l'orientation des recherches actuelles.
 
L'allergie respiratoire est un état de sensibilité particulière pour des substances (ou allergènes), qui, le plus souvent, sont tolérées par la majorité des individus. L'organisme se défend de manière exagérée, en produisant des anticorps spécifiques IgE (Immunoglobulines E) spécialement dirigés contre l'allergène.
 
La réaction allergique peut se manifester toute l'année ou de manière saisonnière, comme au printemps avec le rhume des foins. Elle se traduit par une rhinite, c'est à dire un écoulement nasal, le nez bouché, des éternuements souvent associés à une conjonctivite. Ou bien, par une toux, souvent annonciatrice de l'asthme, surtout lorsqu'elle survient la nuit ou à l'effort.
 
La gêne respiratoire intense et la sensation d'étouffement au cours de la crise d'asthme s'expliquent par plusieurs mécanismes additionnés. L'allergène inhalé entre en contact avec les bronches. Là, il déclenche quatre réactions : leur fermeture (c'est le bronchospasme), la transformation des bronches en "ressort" (c'est l'hyper-réactivité bronchique), un gonflement interne de la paroi des bronches (c'est l'oedème), enfin l'émission d'un mucus épais et collant.



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