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Mardi 19 décembre 2006
Vingt ans après la naissance, le 25 juillet 1978 en Angleterre, de Louise Brown, premier « bébé-éprouvette » (équipe Edwards et Steptoe, hôpital d’Oldam), et à la veille de la révision de la loi française de bioéthique de 1994 (prévue pour 1999), l’aventure de la naissance reste parmi celles qui ne cessent d’émouvoir et de questionner. Or, si le chemin parcouru lors de ces dernières décennies par les aides médicales à la procréation permet aujourd’hui de mieux répondre à l’évolution des modes de vie et, en particulier, au désir d’enfant de plus en plus tardif, elles ne sont cependant pas sans alimenter des débats passionnés. En effet, expressions fondamentales du besoin de l’Homme de se distinguer des autres espèces en maîtrisant sa fonction de reproduction, ces techniques interpellent non seulement les couples, mais aussi les médecins, les chercheurs et la société dans son ensemble sur la façon d’exercer une liberté individuelle majeure dont les déterminants sont à la fois biologiques et culturels : celle de donner la vie. |