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Jeu concours : Réponses


1. Le facteur le plus dangereux du bruit est son intensité ?

> FAUX
L’intensité n’est pas le seul facteur de dangerosité des bruits. L’OMS a évalué les effets nocifs des bruits en fonction de leur durée. Celle-ci ne doit pas dépasser 8h pour un bruit de 85 dB et cette limite de temps diminue de moitié chaque fois que le bruit double d’intensité. Ainsi, le temps d’exposition maximal pour un bruit de 94 dB, ne doit pas dépasser 1h. Mais d’autres facteurs sont importants : les bruits aigus, discontinus, de caractère inattendu, agressent plus les oreilles que leurs contraires. De même, un bruit en plein air est moins dangereux en raison de l’absence de réverbération sur les parois. Enfin naturellement, la distance par rapport à la source sonore, les antécédents médicaux, l’âge et la sensibilité individuelle jouent un rôle dans notre tolérance du bruit.

2. C’est mauvais pour l’œil de regarder la télé ou un écran d’ordinateur ?

> FAUX

Si on respecte quelques règles simples, ni la télévision, ni l’ordinateur ne présentent de danger pour l’œil. Au contraire, exercer ses yeux est très important (même en cas de glaucome) et dans de bonnes conditions, regarder la télévision ou travailler sur un ordinateur représentent une gymnastique oculaire bénéfique.  
Toutefois, il est indispensable de faire des pauses régulières et de prendre quelques précautions : par exemple, pour travailler sur un écran d’ordinateur, mieux vaut avoir les yeux à hauteur du haut de l’écran, fixer la distance entre les yeux et l’écran entre 50 et 70 cm selon la taille de ce dernier, et éviter les reflets sur l’écran (lampe ou fenêtre).

3. Pour bien dormir, mieux vaut éviter la viande le soir?

> VRAI
La nature des aliments influe sur le sommeil. Ainsi, un repas riche en sucres favorise l’endormissement, alors qu’un repas riche en protéines permet de mieux soutenir l’effort et la vigilance. Cet effet serait lié au fait que les glucides et les protéines agissent de façon inverse sur la synthèse de sérotonine dans le cerveau, un neurotransmetteur qui agit sur l’endormissement. Sachant cela, chacun peut adapter son alimentation en fonction de ses propres nécessités à se maintenir, ou non, éveillé. Ainsi, en cas de conduite de nuit par exemple, de petites collations variées sont préférables au soutien apporté par des barres chocolatées.

4. C’est normal d’avoir un peu de diabète en vieillissant ?

> FAUX

Le diabète est une maladie, il n’est donc pas normal d’en avoir, même un peu ! bien sûr, avec l’âge, la prise d’embonpoint, une moindre activité physique, un vieillissement du pancréas, augmentent les risques de diabète, mais il ne doit pas en être banalisé pour autant. Le diagnostic est porté lorsque la glycémie après huit heures de jeûne est supérieure à 1,26 g/l, et ceci à deux reprises. Au-delà de ce seuil, un risque important de complications vasculaires apparaît. Mais c’est déjà au stade de  pré-diabète, quand la glycémie à jeun est comprise entre 1,10 et 1,26 g/l, qu’il  faut agir, car la maladie est encore réversible. Les mesures hygiéno-diététiques, associées si nécessaire aux antidiabétiques oraux, réduisent de 25% la progression vers le diabète et diminuent de façon très importante le risque de complications vasculaires.

5. Le pain et tous les féculents font grossir ?

> FAUX
Aucun aliment particulier ne fait grossir ; c’est une affaire de calories excédentaires, autrement dit de quantité et de fréquence de consommation des aliments. Riches en amidon (sucre lent), les féculents prolongent l’état de satiété et diminuent ainsi l’envie de grignoter entre les repas. Sous leur forme complète, ils fournissent en outre des fibres et des protéines végétales. Manger à sa faim des repas complets comprenant du pain, des pâtes, du riz ou des pommes de terre, mais aussi des légumes verts, ne font donc pas nécessairement grossir, à condition bien sûr que les quantités soient adaptées au sexe, au niveau d’activité, etc., et que le mode de préparation nécessite peu de matière grasse.

6. La radioactivité provoque des cancers ?

> VRAI

L’effet cancérigène d’une exposition accidentelle aux rayonnements ionisants est bien connue comme l’ont confirmé, hélas, les cas survenus chez les personnes irradiées à Hiroshima et Nagasaki.
En revanche les différentes enquêtes menées autour des sites nucléaires français montrent que la radioactivité associée aux rejets nucléaires est 400 fois plus faible que la radioactivité naturelle et qu’aucune augmentation notable des cancers ne peut y être associée. Cependant, avec l’amélioration des traitements des cancers et l’allongement de la durée de vie des patients, on a observé que la radiothérapie pouvait, dans certains cas, induire un deuxième cancer. Le plus souvent il s’écoule une période de latente qui peut-être de plusieurs dizaines d’années entre la période d’exposition et la survenue de cancers, à l’exception des leucémies et des cancers de la tyroïde chez l’enfant, qui peuvent apparaître plus précocement. Les recherches sont en cours pour mieux comprendre ces cancers secondaires et prévenir leur apparition.

7. Les enfants souffrent moins du bruit que les adultes ?

> FAUX
Les conséquences du bruit chez les enfants sont multiples : troubles du sommeil, irritation, fatigue, baisse de la vigilance, difficulté de mémorisation… Or, les enfants sont de plus en plus exposés au bruit dans les classes, les cantines et les enseignants sont obligés de hausser la voix car le bruit de fond augmente. En dehors de la classe, les enfants sont aussi exposés à de multiples sources de bruit : transports, télévision, jeux vidéos, baladeurs… Tous ces éléments interviennent sur la santé et l’attitude des enfants à l’école et en famille.

8. Les véhicules diesel sont les plus polluants ?

> VRAI
Les moteurs diesel sont aujourd’hui les principaux responsables du rejet des particules fines. Or, avec l’ozone, ces particules sont considérées comme les polluants dont l’impact sur la santé est le plus important. Selon, l’Afsse (Agence française de sécurité sanitaire environnementale), elles augmentent la mortalité cardio-respiratoire, exacerbent les crises d’asthme, altèrent l’efficacité des échanges gazeux dans les poumons. A plus long terme, elles favorisent la survenue de cancers du poumon.
Grâce aux normes européennes rendant les filtres à particules obligatoires à partir de 2006, une réduction significative de ce type de pollution devrait être progressivement observée.
Par rapport à leurs homologues à essence, les véhicules diesel émettent aussi des concentrations plus importantes d’oxyde d’azote, qui peuvent favoriser les maladies respiratoires  chroniques (asthme). En revanche, ils émettent moins d’oxyde de carbone. Une mince consolation !

 

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