La présence de la maladie dans tous les pays tient notamment au fait qu’elle est associée à la précarité et à l’infection par le virus du sida, qui en fait une maladie opportuniste ; le BCG, vaccin historique et seul disponible à ce jour, ne présente quant à lui qu’une efficacité très partielle ; enfin, l’apparition croissante de résistances aux traitements antibiotiques entraîne un échec thérapeutique dans 13 % des cas.Les chercheurs se basent sur leurs connaissances de la génétique de la bactérie en cause, afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’infection : leur
objectif est de développer des outils diagnostiques rapides, de mettre au point des vaccins plus performants et de nouvelles molécules thérapeutiques.
La tuberculose est due à la contamination par une bactérie,
Mycobacterium tuberculosis, ou bacille de Koch. Elle se transmet par voie aérienne et pénètre dans l’organisme par les poumons suite à un éternuement, ou à la toux d’un malade. Elle est capturée par les macrophages du poumon, cellules immunitaires qui normalement participent aux premières lignes de défense de l’organisme en digérant les microbes. Mais, dans ce cas, la bactérie réussit à parasiter les macrophages en bloquant le processus de digestion ; elle s’y multiplie ensuite.
Près d'un tiers de la population mondiale est contaminée par le
bacille tuberculeux. Mais si 90 % des porteurs ne présentent pas de symptômes et ne sont pas contagieux, le bacille n’a pour autant pas disparu de leur organisme. Il peut rester latent pendant plusieurs années avant d’être réactivé à la suite d’un affaiblissement des défenses immunitaires. Une personne infectée sur dix développe la maladie dans les quelques années qui suivent l’infection. Dans la majorité des cas, elle se manifeste par une atteinte des poumons, c’est la
tuberculose pulmonaire ; dans la
tuberculose extrapulmonaire, plus rare et non contagieuse, d’autres organes peuvent être atteints (méninges, peau, reins, intestins, etc.).
Le traitement repose sur l’administration d’une association d’antibiotiques pendant 6 mois. Mais les médecins sont actuellement confrontés à l’apparition de souches multirésistantes. Ces bactéries résistent aux deux antibiotiques les plus efficaces. La tuberculose multirésistante apparaît lorsque le traitement est suivi irrégulièrement ou partiellement. Le traitement, constitué d’autres types d’antibiotiques, est alors plus long (jusqu’à 2 ans).
Les avancées sur la maladie se font aujourd’hui au niveau moléculaire. En 1998, le séquençage du matériel génétique du bacille a ouvert de nouvelles perspectives aux chercheurs.
Des gènes responsables du parasitisme des cellules immunitaires ou encore du contrôle de sa résistance aux antibiotiques ont été identifiés, ouvrant ainsi la voie vers de nouvelles molécules destinées à interférer dans ces mécanismes. Les essais cliniques à venir devront confirmer leur efficacité.
Journée mondiale de lutte contre la tuberculose le 24 mars 2012 La Journée mondiale de la tuberculose, célébrée le
24 mars 2012, a pour but de faire mieux connaître l’épidémie mondiale de tuberculose et les efforts entrepris pour éliminer la maladie.