Les reins sont des organes vitaux essentiels pour l’élimination de l’eau et des déchets, le contrôle de la pression artérielle, la formation des globules rouges… Diverses maladies peuvent toucher les reins ; elles altèrent progressivement et parfois de façon irréversible leur fonction, aboutissant à l’
insuffisance rénale. Il peut s’agir de défauts génétiques ou de maladies acquises, telles que des infections à répétition, des maladies auto-immunes, des intoxications par certains médicaments… Mais dans les pays développés, le diabète est de loin la cause la plus fréquente d
’insuffisance rénale, en particulier chez les personnes âgées.
2,5 millions de Français sont atteints d’
insuffisance rénale dont 55 000 sont en phase terminale et survivent grâce à la dialyse (60 %) ou à une
greffe du rein (40 %). On dénombre chaque année 8 000 nouveaux dialysés, des chiffres en croissance en raison de l’allongement de la durée de vie et de l’accroissement du nombre de patients diabétiques.
3 000 patients bénéficient chaque année d’une
greffe rénale, mais plus du double restent en attente de cette greffe entre plusieurs mois et plusieurs années.
On l’ignore souvent, mais les maladies cardiovasculaires sont la première complication et la première cause de mortalité des patients en
insuffisance rénale pour lesquels le risque cardiovasculaire est 100 à 1 000 fois plus important que dans la population générale.
Un des enjeux majeurs de la recherche est donc la découverte de nouveaux traitements capables de freiner la progression des lésions rénales. En parallèle, les techniques de dialyse se perfectionnent notamment grâce aux nanotechnologies, et de nombreuses études tentent de comprendre les phénomènes de
rejet de greffe.
C’est aussi dire l’importance du dépistage avec la recherche régulière et systématique de la présence de sang ou de protéines dans les urines. Celle-ci doit être faite en particulier chez les personnes ayant un facteur de risque d’
insuffisance rénale : âge supérieur à 50 ans, hypertension, diabète, excès pondéral, antécédents familiaux de maladie rénale.
Les actions préventives visent à réduire ces facteurs de risque. Certains médicaments, tels que ceux qui permettent de bloquer le système rénine angiotensine (qui contrôle la pression artérielle), semblent aussi avoir un effet direct protecteur sur le rein.
Depuis 2006, la Fondation pour la Recherche Médicale a soutenu 83 projets de recherches sur les maladies rénales pour un budget total de 3 854 813 €.Parce ce la Fondation pour la Recherche Médicale finance la recherche contre toutes les maladies, sans distinction, elle soutient la
Journée mondiale du rein le 11 mars 2011.
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* Nous n’avons pas abordé ici le problème des tumeurs malignes du rein. Généralement unilatérales, elles concernent 9 000 patients chaque année ; leur pronostic a été largement amélioré par l’utilisation des anti-angiogéniques.
Projets de recherche sur les maladies du rein Pour en savoir plus, voici quelques uns des derniers projets de recherche sur les maladies du rein financés par la Fondation pour la Recherche Médicale.

Insuffisance rénale chez le sujet âgé 
Insuffisance rénale chronique chez l'enfant 
Greffe rénale