Les symptômes moteurs – lenteur du mouvement, raideur et tremblement au repos – augmentent avec le temps ; les mouvements anormaux et les troubles de l’équilibre compromettent alors la marche. Au dernier stade, le malade ne peut plus se déplacer et d’autres troubles neurologiques sont associés.
Très invalidante, la
maladie de Parkinson est la deuxième cause de handicap moteur chez les sujets âgés, après les accidents vasculaires cérébraux.
Les symptômes sont dus à la
mort lente et progressive de certains neurones, qui sécrètent un messager chimique du cerveau, la
dopamine. Or la dopamine joue un rôle clé dans le contrôle des mouvements ; son déficit se traduit par des troubles de la coordination motrice.
L’enjeu majeur de la recherche aujourd’hui est de comprendre l’origine de la
mort neuronale. Une association entre des causes environnementales (exposition à des toxiques comme des pesticides), des antécédents de traumatisme crânien ou de lésion vasculaire cérébrale et une prédisposition génétique est aujourd’hui suspectée.
Bien que les symptômes puissent être soulagés pendant quelques années, la
maladie demeure incurable et son évolution inéluctable. Les médicaments actuels, palliatifs, perdent progressivement en efficacité au cours du temps et entraînent des effets secondaires majeurs. C’est le cas du traitement de référence, la lévodopa, ou L-Dopa. Ses effets secondaires lui font aujourd’hui préférer des molécules qui miment l’action de la dopamine en activant les récepteurs sur lesquels elle se fixe habituellement dans le cerveau.
De nouvelles avancées thérapeutiques ont fait leur apparition récemment.
La stimulation cérébrale profonde, très efficace sur les tremblements et la marche, est réservée aux cas extrêmement sévères et résistants aux traitements médicamenteux. Des électrodes sont implantées dans le cerveau pour envoyer des décharges électriques à haute fréquence. Elles agissent comme une sorte de « pacemaker » cérébral. Elle pourrait être remplacée par la stimulation corticale, en périphérie du cerveau, donc moins invasive, mais dont les résultats restent à évaluer sur une large population.
Depuis quelques années, la faisabilité de la
thérapie cellulaire est explorée. Elle consiste à transplanter in situ des cellules embryonnaires destinées à remplacer les neurones qui synthétisent la dopamine.
Enfin, une autre voie de recherche encourageante est la
thérapie génique, qui vise à introduire dans les régions déficientes du cerveau les gènes qui codent la synthèse de dopamine.