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Grégory Leloup, 32 ans, est une de ces "figures" à même de développer la générosité. Footballeur amateur, poussé par un ami triathlète, il se lance comme défi de courir
le Marathon de Paris. On est en octobre 2008 ; il participera à un tel événement pour la première fois.
"
Le Marathon de Paris était la course la plus symbolique pour une première expérience", confie-t-il.
L'entrainement débute immédiatement, à raison de trois séances par semaine, en vue d'une course le 5 avril 2009. C'est au moment de s'inscrire sur la liste des engagés que le marathonien entend parler du
Challenge des coureurs solidaires, qui permet aux participants de onze grandes courses à pied de collecter des dons au profit d'associations.
"
Pour mon premier marathon, cette idée d'associer le défi sportif et le soutien à une cause avait une portée intéressante", explique le jeune homme. D'autant que son père est gravement malade à l'époque.
Le coureur choisira de
soutenir la Fondation pour la Recherche Médicale. "
La présentation de la Fondation sur son site Internet m'a convaincu".
Grégory n'a pas d'objectif précis, mais un chiffre e 1 500 euros collectés lui semble accessible. Il crée pour cela une page Internet sur le site
http://frm.aiderdonner.com qui lui donne de la visibilité et permet de collecter des dons en ligne en relation avec son projet personnel. Son objectif sera finalement dépassé avec
plus de 1 600 euros, répartis en une trentaine de dons.
Le profil des donateurs : des amis, des collègues de travail - Grégory est chargé de communication -, des copains de sport, mais aussi des anonymes. "
Je reste surpris et heureux d'avoir pu réunir une telle somme sur mon nom. Manifestement ma personnalité a compté".
Et quand la Fondation lui demande à quelles recherches il entend affecter ces fonds, Grégory propose évidemment la recherche contre le cancer et les maladies cardiovasculaires, celles qui ont emporté son père, la veille même du marathon.
La peine fut évidemment terrible pour le coureur, mais Grégory a tenu à prendre le départ. Porté par son engagement, il a bouclé les 42.195 kilomètres en 3 heures 56 minutes et 20 secondes, soit un temps tout à fait honorable pour un premier marathon.
Cette réussite l'a convaincu de réitérer l'expérience. "
J'aimerais courir un marathon par an, à Paris ou bien ailleurs. Je pense évidemment au Marathon de New York, mais aussi à Berlin, par exemple". Une chose est certaine : ces futures participations seront également placées sous le signe de la générosité qui n'est certes pas étrangère à la performance : "
Tout au long de la course, j'ai pensé aux gens qui ont donné et à ce titre, je ne me sens pas le droit d'arrêter".