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Arthrose, ostéoporose, des mécanismes communs ?


17/02/2012

Les affections du squelette et des articulations sont en augmentation ; une conséquence du vieillissement de la population et de l’augmentation de maladies comme l’obésité ou le diabète. Aujourd’hui, 6 millions de français souffrent d’arthrose et 10 millions d’ostéoporose. Auparavant considérées comme une usure « naturelle », on sait désormais qu’il s’agit de véritables processus pathologiques. Les dernières recherches montrent des relations moléculaires entre os et cartilage. Un espoir vers de nouveaux traitements.


Os ostéoporotique


L'arthrose
est une maladie chronique, évolutive, de l’ensemble des tissus de l’articulation : il y a non seulement perte progressive du cartilage articulaire, mais attaque de la membrane synoviale, qui entoure l’articulation, ainsi que de l’os situé sous le cartilage (l’os sous-chondral). L’inflammation qui se produit en réaction provoque les douleurs caractéristiques de la maladie.

On sait aujourd’hui que l’arthrose trouve son origine dans une autodestruction du cartilage. Ses cellules (les chondrocytes) sécrètent une trop grande quantité d’enzymes de dégradation. Le déclenchement est probablement dû à de multiples facteurs, génétiques et environnementaux.

Depuis peu, les chercheurs pensent qu’il existe plusieurs types d’arthrose : arthrose due au vieillissement de l’articulation ; mais aussi arthrose « métabolique », liée à l’obésité, au diabète ; arthrose « mécanique », conséquence d’un traumatisme ; ou encore arthrose de la ménopause, provoquée par la chute des hormones.

Les seuls traitements disponibles à ce jour sont destinés à combattre la douleur et à limiter l’inflammation. Les cas les plus sévères bénéficient de la mise en place d’une prothèse.

Les recherches actuelles s’orientent dans plusieurs directions. D’une part, la réparation des tissus lésés grâce à la greffe de cellules ; d’autre part, l’identification de biomarqueurs précoces, susceptibles de dépister la maladie plus tôt ; enfin, les scientifiques viennent de révéler une communication chimique entre l’os et le cartilage. Les protéines impliquées dans ces signaux pourraient devenir des cibles pour de futures thérapies.

Ces découvertes permettent de faire le lien avec les recherches sur l’ostéoporose, car elles impliquent des mécanismes communs.

L’ostéoporose est une diminution de la densité des os, qui fragilise le squelette et entraîne un risque de fractures. Le tissu osseux est un tissu minéralisé en renouvellement permanent sous l’action des cellules qui le composent : certaines synthétisent la matrice osseuse tandis que d’autres dégradent l’os ancien.

La destruction de l’os dans la maladie résulte d’un déséquilibre entre ces réactions, la dégradation devenant prépondérante. L’âge, notamment à partir de la ménopause chez les femmes, mais aussi des maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde, les cancers avec métastases osseuses, certains traitements médicamenteux (comme la cortisone) sont responsables d’ostéoporose.

Les avancées scientifiques sont aujourd’hui prometteuses : mise au point de nouveaux traitements qui inhibent la destruction de l’os ou, plus récemment, qui stimulent sa formation ; identification de gènes importants dans la biologie des cellules osseuse.



puce  Projets de recherche sur les maladies ostéoarticulaires

Pour en savoir plus, voici quelques uns des derniers projets de recherche sur les maladies ostéoarticulaires financés par la Fondation pour la Recherche Médicale.

  Ostéoporose : inhiber un gène responsable de la dégradation osseuse
 Arthrose : une nouvelle protéine impliquée dans l’arthrose
 Arthrose : une communication altérée entre cartilage et os
 

 
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